Diabète sucré : qu’est-ce que c’est ?

Le diabète sucré est une affection liée à un problème d’assimilation du glucose. Il en existe deux types principaux.

Un problème de glycémie

Le pancréas est un organe chargé d’assurer la digestion et de réguler le taux de glucose dans le sang (ou glycémie).

En cas de diabète, cette fonction de régulation de la glycémie est déséquilibrée. Quel est le parcours du sucre dans l’organisme ? Au cours de la digestion, des enzymes dégradent les aliments en petites molécules, et notamment en glucose. Celui-ci est absorbé au niveau intestinal et pénètre dans le sang. En réponse à l’augmentation de la glycémie, des cellules pancréatiques spécifiques (les cellules bêta des îlots de Langerhans) sécrètent de l’insuline, une hormone qui régule le taux de sucre dans le sang : le glucose est assimilé ou mis en réserve. Lorsque le pancréas fonctionne correctement, la glycémie est contrôlée en permanence grâce à un équilibre subtil entre l’insuline et d’autres hormones.

En cas de diabète, ce processus fonctionne mal, voire même plus du tout : l’absorption d’aliments provoque un excès de sucre dans le sang.

Les valeurs de la glycémie

La glycémie normale se situe entre 0,70 et 1,10 g/l.

On parle de diabète lorsque la glycémie à jeun excède 1,26 g/l et la glycémie post-prandiale (2 h après une surcharge orale en glucose) est supérieure ou égale à 2 g/l.

Lorsque la glycémie est supérieure à 1,80 g/l, le sucre passe dans les urines. La présence de glucose dans les urines (ou glycosurie) traduit donc une régulation déficiente de la glycémie.

Il existe 2 types principaux de diabète

Le diabète de type I

Le diabète de type I est dit « insulino-dépendant », ou DID, ou encore diabète « maigre ». Il est lié à un déficit majeur de la sécrétion d’insuline. Le traitement nécessite des injections d’insuline plusieurs fois par jour pour éviter les complications. Ce type de diabète apparaît le plus souvent chez les jeunes (enfants et adolescents de moins de 20 ans). Il est souvent d’origine héréditaire.

Le diabète de type II

Le diabète de type II est dit « non insulino-dépendant », ou DNID, ou encore diabète « gras ». Plus fréquent, il survient chez des personnes de plus de 40 ans souvent en surpoids. Il apparaît lorsque la sécrétion d’insuline s’avère insuffisante pour réguler les taux de sucre dans le sang ; parallèlement l’organisme résiste peu à peu à cette insuline.

Quel que soit le type de diabète, des complications chroniques et dégénératives peuvent survenir si la glycémie reste élevée. Les plus courantes touchent les yeux, les reins, les systèmes cardiovasculaire et nerveux. En outre, le diabète insulino-dépendant peut entraîner des complications aiguës au niveau métabolique, pouvant conduire au coma. Le diabète demande une prise en charge longue et globale. Le traitement a pour but de réduire la fréquence des complications en régularisant le taux de glucose dans le sang. La mise en place d’un régime alimentaire adapté est obligatoire.

Le diabète sucré en pratique

Les premiers symptômes d’un diabète de type I sont une envie fréquente d’uriner, une soif intense et permanente. Signalez ces symptômes à votre médecin si vous les remarquez chez votre enfant. En revanche, le diabète de type II est souvent asymptomatique et découvert à l’occasion d’un bilan ou de complications.

En première intention, votre médecin traitant vous prescrira des analyses de sang et d’urines, afin de rechercher d’éventuels troubles de la glycémie : glycémie à jeun, glycémie retardée, glycosurie. D’autres facteurs de risque sont recherchés systématiquement : dosage du cholestérol et des triglycérides.

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