Diabète gras ou non insulinodépendant : savoir le prévenir

Cette forme de diabète sucré est liée à la résistance de l’organisme à l’insuline, une hormone chargée de réguler le taux de sucre dans le sang.

Qui est concerné ?

Le diabète non insulinodépendant (DNID), ou diabète de type II, ou encore diabète »gras », est la forme la plus fréquente de diabète sucré. Il touche 1,5 millions de Français. Il survient généralement chez les personnes sédentaires de plus de 40 ans, souvent en surpoids ou ayant été en surpoids (excès pondéral supérieur à 10 %). Ce type de diabète peut être héréditaire. Une vigilance particulière s’impose en cas d’antécédents familiaux (ascendants ou collatéraux, cas d’obésité…), d’hypertension ou de diabète gestationnel (diabète sucré transitoire survenant pendant la grossesse).

Quelles manifestations du Diabète gras ou non insulinodépendant ?

Le diabète de type II peut être asymptomatique pendant des années. Il est souvent découvert lors d’un examen concernant une autre pathologie ou une complication. Les symptômes de l’hyperglycémie peuvent néanmoins se manifester : soif accrue, envie fréquente d’uriner, perte de poids malgré un bon appétit.

Ces signes peuvent s’accompagner de fatigue, nausées, vomissements. Le diabète non insulinodépendant est lié à la résistance de l’organisme à l’insuline, une hormone chargée de réguler le taux de sucre dans le sang : les cellules cibles de l’organisme (tissus adipeux, foie et muscles) deviennent de moins en moins sensibles à l’insuline, et les taux de glucose sanguin augmentent. Cette « insulino-résistance » peut progressivement évoluer vers une diminution de la sécrétion pancréatique en insuline, voire même vers un diabète insulinodépendant. Le diagnostic repose essentiellement sur l’analyse de la glycémie. Il est établi si la glycémie à jeun révèle un taux de sucre dans le sang supérieur ou égal à 1,26 g/litre. Ou si l’hyperglycémie provoquée par voie orale est supérieure à 2 g/litre (mesure de la glycémie avant et 2 h après absorption d’une solution de glucose). Pour établir le diagnostic définitif, les résultats positifs doivent toujours être confirmés en renouvelant l’examen. On peut aussi rechercher la présence de glucose dans les urines (glycosurie).

Quelles complications du diabète non insulinodépendant ?

Tout comme le diabète de type I, le diabète non insulinodépendant est responsable de complications chroniques et dégénératives si la glycémie reste élevée. Toutefois, les complications sont moins fréquentes et moins graves que dans le cas d’un diabète insulinodépendant.

Les complications chroniques sont essentiellement dues à l’altération des vaisseaux sanguins (artérite…). Elles sont aggravées en présence d’autres facteurs de risques comme le tabagisme, l’hypertension artérielle… La rétinopathie (lésion de la rétine) est fréquente à long terme. Elle doit être systématiquement recherchée tous les ans par un examen du fond d’oeil. La néphropathie qui se traduit par le passage anormal de protéines dans les urines peut évoluer vers l’insuffisance rénale. La neuropathie se traduit par des troubles de la sensibilité des membres inférieurs, pouvant conduire à des ulcérations du pied. Les patients diabétiques sont très sensibles aux infections chroniques.

Chez les patients non traités, ou en cas de traitement mal équilibré, le diabète non insulinodépendant peut évoluer vers d’autres complications métaboliques aiguës (hypoglycémie, acidocétose, voire même coma).

Quel traitement du diabète non insulinodépendant ?

L’objectif du traitement est de normaliser la glycémie et réduire la fréquence des complications. Il doit être modulé en fonction de l’âge des patients, de l’existence ou non de complications. Un régime alimentaire suivi, associé à une activité physique, peuvent suffire à prendre en charge le diabète non insulinodépendant. Le traitement fait appel à un régime alimentaire adapté et équilibré : suppression des aliments gras, des boissons sucrées et alcoolisées, limitation des aliments à forte valeur glucidique…

La répartition alimentaire en trois repas est indispensable pour limiter les pics hyperglycémiques. Il est aussi primordial d’adopter un mode de vie sain, en pratiquant une activité physique régulière et adaptée : 30 à 45 minutes, 3 à 4 jours par semaine. En complément, il peut être nécessaire d’associer des médicaments hypoglycémiants (sulfamides, biguanides). Plus rarement, si un diabète de type II demeure mal équilibré, des injections d’insuline sont prescrites pour maintenir la glycémie dans des limites satisfaisantes.

Le diabétique est alors contraint aux mêmes exigences d’auto-surveillance que dans le cas d’un diabète de type I. Enfin, le diabète nécessite une prise en charge globale : la correction de l’hyperglycémie doit être associée au traitement des autres pathologies : l’hypertension artérielle, anomalies lipidiques… Il est aussi impératif d’arrêter le tabac.

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