Bien vivre son insulinothérapie

Vous êtes diabétique traité par régime et sulfamides hypoglycémiants. Votre maladie nécessite une surveillance régulière par votre médecin traitant. Un traitement par insuline peut parfois s’avérer nécessaire pour un temps limité ou pour un meilleur contrôle global de la maladie.

L’insulinothérapie désigne le traitement par insuline du diabète. Cette thérapie permet, si vous êtes diabétique de type 1 ou diabétique de type 2 insulino-requérant, d’ajuster votre traitement à votre mode de vie plutôt que l’inverse.

L’insuline en cas de « crise »

Lors d’une maladie surajoutée, grippe, abcès dentaire, infection cutanée ou urinaire ou lors d’un stress important, votre diabète peut s’aggraver brutalement.

Les signes d’inquiétude sont :

  • une soif importante,
  • des urines abondantes,
  • une grande fatigue,
  • un amaigrissement rapide inexpliqué.

Vous devez alors :

  • Boire beaucoup d’eau.
  • Consulter rapidement votre médecin traitant.

Pour passer le cap, le temps que la maladie intercurrente soit guérie ou le stress jugulé, l’insuline peut être transitoirement indispensable.

L’insuline pour éviter les complications du diabète.

  • Parfois les glycémies restent trop élevées malgré le régime et les anti-diabétiques oraux. Même si une glycémie trop élevée n’entraîne souvent aucune souffrance au quotidien, elle expose à terme à des complications qui se constituent à bas bruit au jour le jour.
  • Dans ce cas, votre médecin traitant peut vous proposer l’insuline pour abaisser votre glycémie afin de protéger notamment vos yeux et vos reins.

L’insuline en cas de grossesse

Vous envisagez d’avoir un enfant :

  • Discutez-en avec votre médecin car les glycémies doivent être parfaites avant et pendant la grossesse.
  • Les anti-diabétiques oraux doivent être arrêtés pendant la grossesse.
  • Le plus souvent, malgré un régime équilibré et adapté, l’insuline est indispensable le temps de la grossesse et sera arrêtée après l’accouchement.

L’insulinothérapie en pratique

Schématiquement un traitement par insuline, ou insulinothérapie, nécessite :

  • une à trois injections quotidiennes à l’aide de seringues jetables ou d’un stylo à insuline,
  • une alimentation régulière bien repartie dans la journée,
  • une autosurveillance de vos glycémies capillaires et/ou de vos urines,
  • un apprentissage de quelques jours à l’hôpital ou dans un service spécialisé,
  • Une activité physique adaptée à votre état de santé et sous la surveillance de votre médecin traitant pourrait constituer une composante essentielle du traitement.

Bien vivre sa grossesse avec un diabète gestationnel

Votre médecin a découvert pendant votre grossesse une élévation de la glycémie (taux de sucre dans le sang), que l’on appelle diabète gestationnel. Une surveillance appropriée est nécessaire pour assurer le bon déroulement de votre grossesse et vous permettre d’accoucher normalement. Les conseils présentés ci-après vous aideront à mieux suivre les recommandations de votre médecin.

Diabète gestationnel: quelques conseils pour bien mener sa grossesse

Pesez-vous une fois par semaine.

Cela permettra à votre médecin de mieux adapter votre traitement et de mieux vous aider à contrôler votre prise de poids.

Quelle est la prise de poids souhaitable pendant votre grossesse ?

  • pas plus de 7 à 10 kilos si vous aviez tendance à l’embonpoint ;
  • jusqu’à 18 kilos si vous apparteniez à la catégorie des femmes minces.

Surveillez chaque jour votre glycémie capillaire et vos urines selon le rythme recommandé par votre médecin.

Même contraignante, cette auto-surveillance est indispensable pour adapter votre traitement, afin que votre glycémie soit aussi proche que possible de la normale et que vos urines ne contiennent que peu ou pas de sucre et d’acétone.

Prévenez votre médecin si :

  • à plusieurs reprises, la glycémie à jeun est supérieure à 1 g/litre et/ou la glycémie 1h30 après les repas est supérieure à 1,30 g/litre ;
  • vous retrouvez dans vos urines une grande quantité d’acétone ou la présence d’albumine.

Faites 3 repas… et 3 collations !

Vous avez droit aux collations, elles vous sont même recommandées ! Elles permettent un apport alimentaire régulier et limitent ainsi le risque d’apparition d’acétone dans les urines.

Les bonnes heures pour vos collations ?

  • 10 h,
  • 16 h,
  • sans oublier, juste avant d’aller vous coucher…

Respectez le régime prescrit par votre médecin.

Ne sautez pas de repas, et ne faites pas de régime excessivement sévère pendant votre grossesse. Vous risqueriez en effet de créer des carences d’apport potentiellement dangereuses pour votre enfant.

N’oubliez pas : des apports alimentaires équilibrés suffisants et réguliers sont nécessaires pour satisfaire ses besoins nutritionnels et lui permettre de se développer de façon parfaitement harmonieuse.

Mangez des  » bons  » sucres à tous les repas, en respectant les quantités recommandées par votre médecin.

Tous les sucres ne vous sont pas interdits, bien au contraire. Les  » bons  » sucres n’élèvent pas beaucoup la glycémie et leur consommation aux 3 repas facilite l’obtention d’une glycémie stable dans la journée.

Quels sont les   » bons  » sucres ?

  • les pâtes, le riz, les légumes secs, les céréales (non sucrées),
  • les crudités, les légumes verts et les fruits.

Arrêtez de fumer et limitez votre consommation d’alcool, si vous ne l’avez pas déjà fait.

L’exercice physique, composante essentielle du traitement du diabète

Si vous devez vous traiter par insuline, il est essentiel que vous participiez activement aux décisions reliées à votre traitement. Plus vous en connaîtrez sur le diabète, meilleures seront vos chances de passer maître dans l’autostabilisation de votre maladie et d’apprendre à bien vivre avec cette affection. En menant une vie active et en surveillant régulièrement votre glycémie, vous acquerrez les connaissances nécessaires pour maîtriser votre auto-traitement.

Vous devez participer à la prise en charge de votre maladie et fournir des efforts, ce que beaucoup de personnes sont incapables ou peu disposées de faire pour diverses raisons. La période d’exercices et l’autosurveillance de votre glycémie doivent être des activités de toute première importance dans votre vie quotidienne. Savoir doser insulinothérapie, alimentation et exercice physique n’est pas une tâche facile. Vous devrez y travailler, être disposé à surveiller souvent votre glycémie et prendre des décisions en connaissances de cause.

Les bienfaits de l’exercice physique pour le diabète

Il y a beaucoup d’avantages à faire de l’exercice régulièrement. Cela permet de faire travailler l’appareil cardio-vasculaire, de réduire la tension artérielle et le taux des lipides (cholestérol) et d’accroître les effets de l’insuline. L’entraînement d’endurance grâce auquel on parvient à une très grande forme physique atténue considérablement les répercussions d’une maladie chronique grave comme le diabète.

Un programme d’exercices, aussi léger qu’une promenade de 20 minutes trois fois par semaine, est très salutaire. Les bienfaits de l’exercice physique régulier, sur les plans de la connaissance et de la psychologie, peuvent être considérables pour la personne atteinte du diabète, ce que les médecins et les patients sous-estiment beaucoup, à mon avis. En connaissant mieux les facteurs qui entraînent des variations de glycémie, en vous faisant plus confiance et ayant une meilleure opinion de vous-même, vous participerez plus activement à votre auto-traitement.

Si vous êtes atteint du diabète de type II, l’exercice physique est une composante essentielle de votre traitement. Si vous souffrez du diabète de type I, l’exercice physique peut ne pas vous aider à stabiliser votre concentration sanguine de glucose. À moins d’être dosé de façon minutieuse, l’entraînement peut même aggraver votre maladie. Bien qu’elle procure les bienfaits cités plus haut, l’exercice physique n’est pas une composante du traitement officiellement recommandée. Si vous êtes atteint du diabète de type I, ce qui compte, c’est d’avoir une activité sportive, que vous optiez pour la musculation, le ballet ou autre chose.

Les insulinothérapies modernes sont adaptées au mode de vie du diabétique. Les contrôles de la glycémie s’effectuent rapidement presque n’importe où. Vous n’avez donc aucune raison de ne pas vous adonner à l’activité de votre choix et de briller.

Les dangers de l’exercice physique sur un diabétique

En règle générale, on exagère beaucoup les dangers de l’exercice physique. On a peut-être bien plus de raison de croire qu’il est beaucoup plus dangereux de pas faire d’exercice que d’en faire régulièrement. Toutefois, si vous souffrez de complications du diabète, il est très important que vous consultiez votre médecin avant de commencer un programme d’exercices. Toute activité supposant des efforts intenses et une suspension plus ou moins prolongée de la respiration provoque une élévation importante de la tension artérielle. Par conséquent, c’est à éviter.


Prévention du diabète: les avantages d’être actif

Les gens inactifs sont à risque plus élevé de diabète de type 2, d’une mort prématurée, d’une maladie cardiaque, de l’obésité, de la haute pression, de l’ostéoporose, d’une attaque d’apoplexie, de la dépression et du cancer du côlon.

Les experts médicaux affirment qu’aucune pilule, actuellement ou dans le futur, n’offre autant de promesse de santé soutenue qu’un programme d’activité physique régulière pour la vie. Le fait d’être actif régulièrement aide à améliorer la santé en général et la qualité de vie, y compris le mieux-être physique, émotionnel et social.

Plus tôt vous commencez, plus grandes sont vos chances de vieillir en santé. Cependant, il n’est jamais trop tard pour profiter des bienfaits de l’activité.

Tout le monde, même les gens limités physiquement avec des maladies chroniques (comme le diabète), peuvent bénéficier d’être plus actif.

Comment devenir plus actif ?

La vie active est une façon de vivre où l’activité physique est valorisée et intégrée dans la vie quotidienne. La marche et l’exercice sont des activités non structurées, peu dispendieuses, qui peuvent se faire à l’extérieur et qui conviennent à la plupart des horaires. Incluez l’activité physique dans votre vie quotidienne — à la maison, à l’école, au travail, au jeu. Choisissez des activités qui vous intéressent et vous plaisent.

La meilleure façon de maintenir, une fois que vous avez fait le premier pas, est de faire des activités faciles à intégrer dans votre horaire et qui peuvent être plaisantes en même temps.

Combien d’activités dois-je faire?

Les scientifiques recommandent que 60 minutes accumulées d’activité physique chaque jour pour demeurer en santé ou améliorer votre santé. L’intensité ou le niveau d’effort est ce qui compte — donc, à mesure que vous progressez vers des activités modérées, vous pouvez réduire à 30 minutes, quatre jours par semaine.

Si vous avez des soucis au sujet de votre santé

Devenir plus actif est très sécuritaire pour la plupart des gens mais si vous avez des doutes, avant de commencer, complétez le Questionnaire d’aptitude à l’activité physique (Q-AAP). Si vous êtes entre 15 et 69 ans, le Q-AAP vous dira s’il est préférable de vérifier auprès de votre médecin avant de commencer. Si vous avez plus de 69 ans et n’êtes pas habitué(e) d’être très actif(ve), définitivement, vérifiez auprès de votre médecin d’abord.

Berbérine vs Diabète : la médecine chinoise aide votre diabète de type 2

La berbérine est un nouvelle outil afin de luter contre le diabète de type 2. Malheureusement, le nombre de personnes atteintes du diabète ne cesse de monter selon la Fédération internationale du diabète. Selon, leurs statistiques le nombre de diabétiques se chiffre à 171 millions et ce nombre pourrait doubler d’ici 2030.

Berbérine vs diabète

Plusieurs mythes sont véhiculés par le diabète. Cette maladie n’empêche pas de mener une existence saine. Voici un produit de la médecine chinoise pouvant aider le diabète de type 2.

La découverte de la berbérine

Ce produit naturel se trouve dans les racines et l’écorce d’un certains nombre de plantes utilisées à des fin médicinales. La berbérine est utilisée dans la médecine chinoise et ayurvédiques.

Cette substance est utilisée pour ces propriétés antifongiques, antibactériennes et ses facultés de régularisé les troubles intestinaux. Il aurait un effet hypoglycémiant pour les personnes atteintes de diabète. Ainsi, il contribue à baisser la glycémie.

Effet de la berbérine à différents niveaux

La berbérine agit également à d’autres niveaux dans le métabolisme. En effet, elle joue un rôle primordial dans le diabète, l’insulino-résistance et l’obésité ou autres complications liées au diabète. Voici les quatre éléments principaux :

  • Abaissement de la glycémie
  • Réduction de l’hémoglobine glyquée
  • Rééquilibre des taux d’insuline dans le sang
  • Baisse des triglycérides, du LDL-cholestérol et du cholestérol total sanguins.

Les études les plus récente rapportent que l’efficacité de la berbérine permet de rapprocher les molécules metformine, une substance utilisé souvent en pharmacie pour le traitement du diabète de type 2 et le surpoids qui est lié au métabolisme du glucose.

La qualité de vie

Hormis les produits naturelles, certaines études ont démontré que le stress est liés à plusieurs maladies dont le diabète de type 2, l’hypertension artérielle et l’obésité. Ainsi, garder une bonne humeur et un certain positivisme dans la vie permet de prévenir la contraction de certaines maladies.